parkeon besançon

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Le Lbokholm ou le syndrome des salariés otages de la dette.

E-mail Imprimer PDF
Le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers.

Ce comportement paradoxal des victimes de prise d'otage, fut décrit pour la première fois en 1978 alors même que les LBO apparaissent au début des années 80.

L'analyse du syndrome démontre qu'il doit s'établir 3 critères entre les terroristes/LBO et les otages/salariés :
  1. Le développement d'un sentiment de confiance, voire de sympathie des otages/salariés vis-à-vis de leurs ravisseurs/financiers. Dans le cas des LBO cela se fait au travers du maintien des dirigeants, l'encadrement, des accords d’entreprise. Il n’y a pas de changements opérationnels bouleversant visibles.
  2. Le développement d'un sentiment positif des ravisseurs/financiers à l'égard de leurs otages/salariés. "La dette ne vous en occupez pas, cela ne change rien pour le salarié et son entreprise, les LBO aiment les salariés et ne leur veulent que du bien", peut-on entendre de la part de Gonzague de Blignières, co président de Barclays Private Equity Europe.
  3. L'apparition d'une hostilité des victimes envers les forces de l'ordre. Dans le cadre du LBO cela se traduit par le fait que le salarié accepte le concept de devoir assumer le paiement d'une dette qui lui a été imposée, qu'il n'a pas voulu et qui lui sera à terme préjudiciable voire fatale et surtout qu'il devra mettre tout en œuvre pour réussir.

Pour que ce syndrome puisse apparaître, trois conditions sont nécessaires :

  • L'agresseur doit être capable d'une conceptualisation idéologique suffisante pour pouvoir justifier son acte aux yeux de ses victimes: Cela s'appelle la dette, c'est elle qui justifie le besoin de cash. Tout l'argumentaire tourne autour de ce point. Toutes la communication (Chiffre d'affaire, EbiDA, Cash) est orientée sur la culture du cash.
  • Il ne doit exister aucun antagonisme ethnique, aucun racisme, ni aucun sentiment de haine des agresseurs à l'égard des otages: "les LBO c'est légal, c'est la loi, c'est comme ça, on n'y peut rien, c'est le système..."
  •  Il est nécessaire que les victimes potentielles n'aient pas été préalablement informées de l'existence de ce syndrome: c'est bien pour cela que la direction de Parkeon n'a aucune communication sur l'affectation du cash, sur la dette, sur le LBO. Total dénie de sa part quant on lie pression financière et incidences sur les rémunérations et les conditions de travail.

Le syndrome de Stockholm semble être une manifestation de l'inconscient, poussée par le premier but de l'être humain : la survie. Dans un LBO c'est préserver son emploi et le statut social qu'il représente.

Inversement, le syndrome peut s'appliquer aux ravisseurs, qui peuvent être influencés par le point de vue de l'otage. On parle dans ce cas du syndrome de Lima mais il n'y a pas d'exemples dans le cadre d'un LBO...
Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Titre:

3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 

Adhérez à la CFDT

Adhérez à la CFDT PARKEON

80 ans d'histroire de Parkeon

cfdt_image09_redimensionner.jpg
Le LBO en vidéo