Y-aura-t-il un 3ème LBO pour PARKEON?

Jeudi, 28 Janvier 2016
Imprimer
3ème LBO pour Parkeon ?
Est-ce bien raisonnable ?
Les salariés Parkeon apprennent, une nouvelle fois par la presse que le seul repreneur potentiel de Parkeon serait un fond financier. 
Pourtant le PDG Bertrand Barthélémy avait affirmé au comité d'entreprise: "je vous informerai au delà de la loi". Force est de constater qu'une nouvelle fois ce n'est pas lui qui nous informe mais la presse. 
 
REUTER nous apprend donc que le repreneur potentiel de Parkeon serait ASTORG, qui nous rachèterait pour 450 millions d’euros

Cette information, non  confirmée pour le moment, nous amène les commentaires suivants:
Soit cette information est fausse, soit le fond financier est d’une naïveté incroyable. 
 
Car comment Parkeon pourrait survivre à un nouveau LBO, à une dette encore plus importante après l’histoire que nous avons vécue depuis 2003 : 2 LBO avec 2 restructurations de la dette?
 

Une nouvelle dette intenable? 

Comment pourrait-on supporter une nouvelle dette, nécessairement encore plus importante alors que les précédentes ont mis à mal les fondamentaux de Parkeon en amenant presque au dépôt de bilan une entreprise pourtant leader mondial sur son marché?
 
Car quand on regarde l’historique 2007-2013 de la charge financière supportée par Parkeon pour une dette LBO de 200M€, on constate qu’en 7 ans, 130M€ ont été ponctionnés sur nos bénéfices (en pure perte, sans aucun lien avec un quelconque investissement). 
La charge financière du LBO Parkeon est supérieure aux bénéfices 
La précédente dette de l'actionnaire Barclays Private Equity nous a mis en grande difficulté  (à lire l'article: "Parkeon le Florange de Moscovici")
C’est ça le LBO: tous les bénéfices servent à payer la dette (+intérêts) de l’investisseur financier au détriment du développement (notamment du site de Besançon), des innovations, des conditions de travail et de la pérennité des emplois à long terme.
 
Alors qu’arrivera-t-il si Parkeon est racheté 450M€? La dette, qui pourrait représenter 75% du montant, serait de 335M€… Pour l’assumer, les bénéfices devront encore et toujours croître: mais comment? Ceci resterait vrai avec un rachat à 300M€.
 
Depuis 2011, le PDG Bertrand Barthélémy, dans une vision très court-termiste pour valoriser Parkeon en vue de sa revente (et du bonus associé de 75M€ pour la direction si revente à 450M€), a mis sous pression l’entreprise et les salariés en tirant sur de nombreuses cordes : investissements (matériels, logiciels), outils de production, conditions de travail, locaux, effectifs sur Besançon, rémunérations, dialogue social. 
 
Le PDG, qui selon la presse resterait à la tête de Parkeon après la revente, va-t-il continuer cette politique?
 
Que contient donc le business plan présenté aux futurs acquéreurs pour qu’ils proposent un prix de rachat aussi démesuré? 
 
Cette stratégie de pression financière associée au LBO n’est plus tenable, elle doit cesser pour permettre un développement pérenne de Parkeon et en particulier du site de Besançon. 

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Titre:

3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."