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La CFDT rend visite à ASTORG

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En déplacement à Paris les 14 et 15 avril pour assister à l'assemblée générale de Parkeon, Durica et Marc ont décidé de rendre visite à Astorg.
Pour rencontrer nos futurs actionnaires, pour faire connaissance, pour discuter social...
 
Astorg était-il au courant de notre visite ? 
astorg rue saint honoré bloquée
Car en arrivant rue du Faubourg Saint Honoré, nous constatons qu'ils avaient réussi à faire bloquer toute la rue. Un policier montait bien la garde, mitraillette au poing. 
 
Comment faire? 
Nous n’avions pas fait tout ce chemin pour nous arrêter maintenant! 
Nous devions rencontrer Benjamin Dierickx, le représentant d’Astorg, qui était venu lors du 1er CE de la consultation sur la revente le 24 février. 
 
Il fallait qu’on le voit, qu’on lui explique mieux qui nous sommes, ce qu’est Parkeon et en particulier la partie sociale et humaine. 
 
Lors de la réunion du CE il nous avait expliqué qu’Astorg avait réalisé près de 60 entretiens avec des clients, des opérateurs, des concurrents avant de se décidé à racheter Parkeon et qu’il était et serait dans l’avenir en étroite relation avec la direction. 
 
Nous lui avions alors demandé pourquoi il avait “oublié” dans ces 60 entretiens de rencontrer les représentants des salariés. Il n’a pas pu répondre. 
Et quand nous lui avons demandé de nous rencontrer pour lui expliquer comment le capital humain, sur lequel il déclarait investir, avait été entamé par 5 ans de restrictions salariales, de départs forcés, de dégradation des conditions de travail, il a répondu mal à l’aise: “nous n’avons aucune vocation à nous immiscer dans la gestion opérationnelle de l'entreprise.”
 
Il fallait donc qu’on lui parle, lui ou un autre responsable d’Astorg d’ailleurs, car ils avaient sûrement beaucoup à apprendre sur le volet social de Parkeon. 
Et c’est pas un policier avec une mitraillette qui allait nous arrêter.

ASTORG, 68 rue du Faubourg Saint Honoré
Nous profitons d’un instant d’inattention du policier pour nous engouffrer dans la rue du Faubourg Saint Honoré, direction Astorg.

Après 200 mètres apparaît le n°68. 
L’immeuble regroupe plusieurs sociétés. Nous nous postons à proximité pour surveiller l’entrée, analyser les allées/venues et définir la suite des opérations : pas de vigile, mais il faut un badge pour passer la porte extérieure. A l’intérieur une hôtesse d’accueil veille.

Bref la mission se complique un peu car elle a trop d’imprévus, va falloir improviser.
D’un pas confiant et d’un fort aplomb nous nous approchons de la porte d’entrée qui ... s’ouvre toute seule. Quelle modernité cette capitale!
 
L’hôtesse d’accueil, charmante, nous regarde bizarrement. Nous resterait-il du sandwich mangé en hâte un bout de salade entre les dents? Non, juste une grossière erreur de préparation de notre part! Effectivement, dans la précipitation nous avions oublié la panoplie des occupants de l’immeuble: les costumes et les cravates. 
 
On ne se démonte pas. Sourire aux lèvres on engage la conversation puis on demande à rencontrer Monsieur De Mitry (un des dirigeants d’Astorg). L’atmosphère se détend, l'hôtesse est manifestement rassurée, elle ne s’est pas encore rendu compte qu’on est des syndicalistes.

Après un coup de fil on apprend que Mr De Mitry est absent, il est en Angleterre (comme Bertrand, qui nous dira un peu plus tard qu’il était chez un client). 
Nous demandons un autre nom et l’hôtesse nous invite à prendre l’ascenseur direction Astorg!
 
Deuxième barrage franchi! Franchement on n’y croyait pas, c’était trop facile, bizarre… Et si c’était un piège?
 
L’ascenseur monte et aucune trappe ne s’ouvre sous nos pieds nous plongeant dans une piscine pleine de requins (faut pas trop regarder James Bond, c’est pas si moderne que ça la capitale). 
 
ASTORG visite CFDT
Ça y est nous sommes devant la porte d’Astorg. Tremblant, nous approchons le doigt de la sonnette. Une pression suffit et la porte s’ouvre. Nous entrons. 
 
Encore une hôtesse d’accueil.
- Nous voudrions voir Mr Dierickx.
- Avez-vous rendez-vous?
Mince, ça se corse!
- Non mais comme nous sommes de passage à Paris, nous voudrions le rencontrer et lui remettre un courrier.
- Je vous fait patienter.
 
Et l’hotesse nous invite à patienter dans la salle d’attente.
Accueil franchi, nous pénétrons donc un peu plus loin chez Astorg.

La salle d’attente est remplie d’une dizaine de trophées qui vont de la femme nue sans tête, à la bouteille d'alcool. Il s’agit de prix divers et de célébrations des milliards levés par les fonds d’Astorg et des rachats/reventes de certaines entreprises comme Metalor ou SaverGlass. Bientôt peut-être y aura-t-il un horodateur Parkeon? 

L’hôtesse nous sert un café.
 
ASTORG visite CFDT
L’excitation monte, on y croit. On se met à espérer qu’ils ont réalisé leur manque d’informations, qu’ils ont oublié de s’intéresser aux aspects sociaux et qu’en fait c’est très important pour eux et qu’ils décident de nous rencontrer.
 
Mais une fois le café terminé, l’hotesse revient, anéantissant tous nos espoirs.
 
"Mr Dierick est en repas d’affaire et ne pourra pas vous recevoir."
 
C’est vrai, on aurait pu s’en douter. On ne vient pas à l’improviste rencontrer des personnes aussi importantes sans rendez-vous!
Ces gens-là sont très occupés à gérer tous les milliards investis dans leurs fonds, on ne peut pas les déranger ainsi...
 
On commence à mettre nos manteaux quand une personne se présente à l’accueil et demande Mr Dierickx avec qui il a rendez-vous à 14h , dans 5 min…
 
Nous laissons à l’hôtesse nos documents à remettre à Benjamin Dierickx, Xavier Moreno et François De Mitry, il s’agit de notre dernière infos CFDT sur la revente ainsi que du PV d’avis du CE sur la cession. 
 
Nous reviendrons, un jour. 

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